Les centres de santé sont des structures collectives à but non lucratif. Elles permettent à la fois de centraliser l’offre de soin complète et de garantir l’accès à tous par la pratique du tiers payant et de respect des tarifs opposables. Avec cette formule inédite et globale, le patient est sécurisé le long de son parcours de santé.
Le médecin ne sort pas non plus du jeu. Il est confronté également aux inquiétudes, notamment celles d’allers s’installer tout seul. En prime, le fait d’être salarié n’arrange pas trop sa situation puisqu’il ne peut pas avoir de relations mercantile avec le patient.
L’existence des médecins et des centres de santé dans les régions frappées par la désertification favorise l’accès au soin. A titre d’exemple, e, Seine-Saint-Denis, plus de la moitié des enfants consultent, en orthodontie, dans un centre de santé. Certes, ces structures restent fragiles, mais elles répondent aux besoins d’une bonne part de patient incapables d’accéder aux soins spécifiques. .
Il est secret de polichinelle que les missions sociales élémentaires des centres de santé tournent autour de la pratique du tiers payant et la promotion de la santé publique. Et pourtant, ses oins ne sont payés ni par l’État ni par la Sécu.
Ce qui entraine les déficits structurels que le mode de financement classique ne comble pas. Ainsi, les centres se
débrouillent pour trouver des subventions d’équilibre. Ce qui est de plus en plus difficile vu la crise économique qui frappe plusieurs secteurs.
L’actuelle situation financière des centre de santé interpelle plus d’un. Il y en même ceux qui sont menacés de mettre la clé sous le paillasson, comme les onze centre de santé des Bouches-du-Rhône. D’où l’appel des professionnels à l’application du mode de financement au tiers payant qui représente environ 15 % des frais de structure. C’est d’ailleurs l’unique mesure capable d’assurer, ne serait-ce que momentanément, la survie des centres de santé menacés. Elle donnerait également plus de chance à d’autre d’émerger.

