Le remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse par l’assurance maladie (IVG) a été voté. Il entrera en vigueur à partir de 2013. Pour les jeunes filles âgées de 15 à 18 ans, le remboursement de la contraception, dont la pilule, est également à hauteur de 100%.
Notons que le remboursement intégral de l’IVG pour toutes les femmes était une promesse du candidat Hollande, qui a été votée au cours d’un débat apaisé. Certes, l’assurance maladie prend aujourd’hui en charge à 100% les IVG pour les jeunes filles mineures. Mais, elle ne rembourse qu’entre 70% en ville et 80% des frais pour les femmes majeures, respectivement en ville et en établissement de santé.
Désormais, le prix d’un avortement varie selon la méthode (médicament ou intervention chirurgicale) et selon le lieu (hôpital ou cabinet médical). Il varie entre 200 et 450 euros. Ce qui est une activité déficitaire pour les établissements de santé. Une situation délicate qui pousse bon nombre d’entre eux à se désengager de cette activité et à réduire le nombre de lieux de prise en charge.
Pour sa part, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a affirmé qu’il s’agissait d’un «choix de santé publique». Elle a même souligné qu’un avortement n’était jamais un acte anodin pour une femme. Pour preuve, la ministre expose un important chiffre : «La prise en charge à 100% représentera un coût de 13,5 millions d’euros». Et d’ajouter qu’en 2009, «11.679 IVG ont
concerné des jeunes filles âgées de 15 à 18 ans et cette mesure de gratuité concernera une population de 1.139.000 personnes ». A en croire les chiffres officiels, la gratuité de la contraception chez les mineures impliquera un coût additionnel de 5 millions d’euros par an. Ce qui est important aux yeux de la ministre.

