Les failles de l’assurance-vie

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En France, ils sont près de 60 % de ménages à posséder un contrat d’assurance-vie, un placement censé verser une indemnité aux proches ou aux personnes désignées par un défunt avant sa mort. Seulement voilà, dans son rapport sur les avoirs bancaires et les contrats d’assurance-vie en déshérence publié le 17 juillet dernier, la Cour des comptes déclare que 94 % des versements suite à un décès sont effectués en moins d’un an après le drame.

Oui, 94 % c’est bien, mais qu’arrive-t-il au 6 % restants ? Et bien, ils sont tout simplement victimes d’omissions ou d’erreurs de la part des assurances. En règle générale, quand les bénéficiaires savent qu’ils existent sur la liste ou le testament du défunt, la procédure se déroule dans de bonnes conditions, mais dans le cas contraire des complications peuvent aboutir à une erreur d’indemnisation (versement sur le compte d’une personne homonyme par exemple) ou à un délai de remboursement plus long.

Et pourtant, une loi mise en application en mars 2009 contraint les compagnies d’assurance à identifier formellement leurs clients morts ainsi que les bénéficiaires de l’assurance. Cependant, selon les professionnels du secteur, l’application de cette loi demeure insuffisante sur le terrain.

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