« Frauder la sécurité sociale, c’est voler » encore une phrase choc du président Nicolas Sarkozy qui restera probablement dans les anales.
C’est lors de sa visite à bordeaux le mardi 15 novembre que le chef de l’état a condamné avec fermeté les fraudeurs à la sécurité sociale, plus que cela, il compte mener « une action résolue » contre ce fléau et les « tricheurs » seront sévèrement sanctionner.
Et pour cause, En 2010, c’est un peu plus d’un demi-milliard d’euros de perte causée par les feintises sociales, ce qui représente environ 14% de l’ensemble des fraudes fiscales, sociales et douanières.
Certes, ce montant est astronomique mais comparé au déficit de la sécurité sociale qui s’élevait à 23,9 milliards d’euros en 2010, il ne représente qu’à peine 2 % de ce dernier.
En d’autres termes, même si ce fléau est totalement éradiqué (ce qui relève de l’utopie) cela ne fera pas diminuer le déficit total de la sécurité sociale d’une manière significative.
Les vraies causes du « disfonctionnement » de cet organisme sont donc à chercher ailleurs.
Alors pourquoi selon le président « Si la fraude prospère, nous ne pourrons pas garder notre modèle social » ? Mystère !
Par ailleurs, un dispositif anti-fraude tel que la création d’un Haut Conseil du financement de la protection sociale engendrera forcément un coût, mais cela n’a pas été soulevé lors de ce discours.
Quoi qu’il en soit, une chose est désormais certaine, le « statut » du fraudeur à la sécurité sociale se rapproche plus de celui du délinquant et comme chacun le sait, le thème de l’insécurité était et sera sans doute le cheval de bataille de la compagne présidentielle de monsieur Sarkozy.





